Mon vin et les réseaux sociaux 5 Ma stratégie social media Oenostory

06/06/16 Mon vin et les réseaux sociaux #5 : ma stratégie social media en 6 étapes (2/2)

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Mon vin et les réseaux sociaux #5 : ma stratégie social media en 6 étapes (2/2)

 

Suite et fin de cet article consacré à la mise en place d’une stratégie social media pour mon domaine viticole avec l’épisode #5 de la série Mon vin et les réseaux sociaux. Nous allons nous pencher aujourd’hui sur les étapes 3 à 6/6, à savoir: choisir mes plateformes sociales, mettre en place mon planning de publication et mesurer et analyser ma performance sociale. (Si vous voulez « réviser » avant d’attaquer la lecture de cet article: la première partie Mon vin et les réseaux sociaux #4 : ma stratégie social media en 6 étapes (1/2) vous attend!)

4- Choisir mes plateformes sociales « où? »

Souvenez-vous, dans l’épisode #2 de Mon vin et les réseaux sociaux, nous avions découvert les opportunités offertes pour les 8 principales plateformes sociales: Facebook, Youtube, Google+, Twitter, LinkedIn, Snapchat, Instagram et Pinterest. L’idée est bien sûr de rapprocher ces opportunités des objectifs que vous poursuivez et des cibles que vous visez pour déterminer sur quelles plateformes vous allez vous investir en priorité. Mais on ne va pas se mentir: le choix de vos plateformes va surtout dépendre du temps et des ressources humaines dont vous disposez, mais aussi du contenu que vous êtes en mesure de produire. Et surtout mieux vaut être bien présent sur 2 ou 3 plateformes que d’être partout sans rien y faire.

Si vous débutez, si vous ne pouvez y consacrer qu’un temps limité, voilà quelques remarques pour vous guider dans vos choix:

Facebook:

  • OUI. 1,590 milliards d’utilisateurs actifs dans le monde avec la plus grande plage d’âges et catégories socio-professionnelles: il faut commencer par là. Vous allez pouvoir y poster tous les formats de contenu (y compris de la vidéo live): c’est un bon moyen d’expérimenter!
  • NON si…pas de NON. Incontournable on a dit.

Twitter:

  • OUI: les opportunités offertes par la plateforme de micro-blogging sont complémentaires à Facebook et méritent vraiment votre attention. C’est une bonne source de veille (vous allez pouvoir y suivre en temps réel l’actualité du monde viticole et l’actualité tout court: de quoi inspirer vos publications), vous allez pouvoir identifier des influenceurs (blogueurs, journalistes), et des cavistes (on- et offline). Si vous pouvez bien sûr y publier vos propres contenus et bénéficier du potentiel de viralité du « retweet », Twitter est aussi et surtout très intéressant pour engager la conversation avec les différents publics évoqués de manière directe – ce qui ne signifie pas indélicate ou non civilisée, on s’est compris 😉
  • NON si parler parler aux gens vous terrorise ou si votre disponibilité ne vous permet pas de vous y connecter plus d’une fois par semaine.

Youtube:

  • OUI dès lors que vous créez du contenu vidéo (parce que vous allez produire du contenu vidéo N’EST-CE PAS: 8 façons d’utiliser la vidéo pour mon domaine viticole).
  • NON si votre contenu vidéo n’est pas qualitatif (si vous vous contentez pour le moment de saisir quelques instants de vie de votre domaine avec votre téléphone par exemple).

Instagram:

  • OUI si vous avez le réflexe de dégainer votre smartphone et que vous avez « l’oeil du photographe ».
  • NON si c’est une torture pour vous et que vos photos sont horribles manquent de charme car les utilisateurs de ces plateformes sont de plus en plus exigeants sur la qualité des contenus. Même chose pour Pinterest mais comme il y est moins question d’instantanéité, et que vous avez fait appel à un professionnel et disposez d’une belle photothèque (N’EST-CE PAS), vous pouvez en poster des extraits régulièrement.
Mon vin et les réseaux sociaux Ma stratégie social media Instagram Reignac Oenostory
Un exemple à suivre: le compte Instagram du Château de Reignac

En résumé: Facebook et Twitter sont à mon avis incontournables, et investir à moyen terme Youtube et Instagram (et/ou Pinterest) serait loin d’être une mauvaise idée…de même que de faire appel à des professionnels pour vous aider à produire du contenu photo et vidéo qualitatif (à moins d’avoir les ressources en interne, voire un artiste à demeure comme au Château de Reignac!). Les autres plateformes présentent bien sûr des opportunités intéressantes (nous l’avons vu dans un précédent article): à vous de voir si vous aurez le temps et/ou les compétences pour les animer.

Une remarque tout de même… Naturellement, on chercher à se développer sur les réseaux qui font référence (comme Facebook) mais il est souvent difficile de partir de zéro et d’y construire une communauté rapidement (comme sur Facebook depuis l’impact du nouvel algorithme sur la visibilité des pages). Les nouveaux réseaux (Snapchat par exemple) permettent souvent une croissance plus rapide et même si votre stratégie ne peut pas être fondée entièrement sur un réseau social émergent (très orienté « jeunes » qui plus est), n’hésitez pas si vous en avez l’opportunité à expérimenter: les 1ers abonnés Twitter (qui a récemment fêté ses 10 ans) disposent aujourd’hui d’une belle communauté qui récompense leur audace.

Voyons maintenant l’étape suivant de votre stratégie social media: la planification.

5- Mettre en place mon planning de publication « quand? »

« Oh flûte, ça fait longtemps que je n’ai pas publié sur Facebook! » Et oui pardi, vous avez pris du retard au vignoble et cette satanée mise en bouteilles ne vous a laissé aucun répit? Je ne vous jette pas la pierre (, Pierre) mais vous propose une solution (qui devrait pour le coup me valoir un lancé de cailloux): ANTICIPER.

Pourquoi c’est important d’anticiper?

  • pour prévoir les ressources humaines et matérielles nécessaires: déléguer un reportage photo à un salarié, le traitement à un graphiste ou faire appel à un prestataire vidéo
  • pour ne pas passer à côté d’opportunités: traitement des temps forts de la vie du domaine, instants clés de l’année commerciale (Saint-Valentin, Fête des Mères/Pères, etc.)
  • pour ne pas manquer les rendez-vous qu’il serait bon de créer avec votre communauté (la recette du jeudi, par exemple?)
  • pour vous constituer un petit stock de publications pour les moments où vous n’aurez pas le temps de créer.
  • parce que vous devez alterner les types de contenus, les publics visés, les objectifs de conversion et qu’il est évident que cela se réfléchit!

Pour toutes ces raisons, la publication sur vos réseau sociaux doit se faire en 3 temps: planification, création, programmation.

Pour commencer, essayer d’établir un planning sur 1 mois serait déjà bien. Quand vous connaîtrez mieux votre communauté (et votre capacité de production!), vous pourrez passer à un planning sur 3 mois par exemple.

Voici un exemple de planning de publication pour une semaine type avec rendez-vous récurrents sur Facebook, Twitter, Instagram et Youtube.

Mon vin et les réseaux sociaux Ma stratégie social media Exemple planning publication Oenostory

Ce programme n’a rien de révolutionnaire, je vous l’accorde, mais il peut vous permettre de mieux comprendre:

  • les 5 types de contenus – actu, info, promotion, assistance, interaction/co-création – sont mobilisés sur la semaine et permettent de cibler un public engagé à différents stades du tunnel de conversion.
  • différents formats sont utilisés (avec alternance format long/court): photos, vidéos, citations, quiz, etc.
  • une fréquence de publication correcte est mise en oeuvre à savoir: 1 publication minimum par jour pour Facebook, 3 par semaine pour Instagram. Pour Twitter, a minima il est prévu 1 publication originale par jour à publier 2 fois pendant les heures chaudes à savoir 13h/16h et 17h30/18h30 auxquelles vous pouvez rajouter le retweet de comptes que vous suivez et trouvez pertinents et la re-publication de vos contenus passés pour atteindre 3 tweets/heure aux heures clés. Pour le contenu vidéo: tout dépend des moyens dont vous disposez et de la stratégie que vous souhaitez adopter. Il peut être intéressant par exemple, lorsqu’on souhaite gagner des abonnés rapidement de publier beaucoup dans un premier temps (en créant une mini-série de vidéos par exemple), quitte à espacer ensuite ses publications.
  • pour les jours et les heures où il est pertinent de publier, on trouve un nombre incalculable d’infographies sur le sujet mais sachez que cela dépend surtout de votre communauté, s’il s’agit de particuliers ou de clients B2B par exemple. Le mieux pour Facebook est de regarder dans l’onglet « statistiques » de votre page: vous y verrez les heures auxquelles VOS fans sont connectés.

Il s’agit là d’un programme de publication « de base », mais vous allez bien sûr aussi publier du contenu plus spontané (photos sur Instagram, commentaires sur Twitter) et interagir avec votre communauté (répondre à des commentaires, remercier) et engager la conversation sur Twitter.

Pour la phase de création, là encore pour optimiser et puisque vous avez planifié vos publications: traitez-en plusieurs à la fois. Pour vous aider à réaliser de jolis visuels (ne serait-ce que pour insérer le logo de votre domaine sur une photo ou  mettre en valeur une citation): il existe des outils en ligne, gratuits qui plus est, qui permettent de faire ça très bien (entre autres Canva ou Pablo de Buffer). Pour autant ça prend du temps, et ça ne remplace pas un graphiste ou un illustrateur (et attention à ne pas perdre votre identité/personnalité dans la bataille…).

Une fois vos visuels créés, vous allez pouvoir programmer vos publications. En utilisant l’outil de programmation de Facebook par exemple:

Mon vin et les réseaux sociaux Ma stratégie social media programmation Oenostory

Ou en utilisant un outil de gestion des réseaux sociaux: Hootsuite ou Buffer par exemple. Avec ces outils vous pouvez: programmer vos publications sur vos différentes plateformes, disposer d’une vue d’ensemble de vos publications, en faire une analyse statistique. L’un comme l’autre dispose d’une version gratuite ou de versions payantes (à partir de 10€/mois) qui permettent de gérer plus de plateformes, de programmer plus de messages et de disposer de rapports d’analyse plus poussés. Si vous ne gérez pas 25 comptes sociaux mais seulement les comptes de votre domaine, je vous conseille d’utiliser Buffer (moins de fonctionnalités mais prise en main simplissime).

6- Mesurer et analyser ma performance sociale

Le retour sur investissement des réseaux sociaux (ROI) est une vaste question. Car à moins de disposer d’une boutique en ligne et de s’attacher à diriger les socionautes vers elle – flux que vous aller pouvoir mesurer en termes de trafic et de retombées économiques – dans la plupart des cas c’est un gain de notoriété aux retombées indirectes que vous pouvez espérer. En attendant, que cela ne vous empêche pas de mesurer l’efficacité des actions que vous mettez en place car il n’y que comme ça que vous pourrez faire évoluer votre stratégie, vous adapter.

Dans la première partie de cet article, au point 1, nous avions abordé la question des objectifs.

L’important quand on se fixe un objectif, c’est qu’il soit SMART:

Spécifique: simple à comprendre, non ambigu, et donc…

Mesurable: votre objectif doit être quantifiable et ce facilement…sans nécessiter une usine à gaz pour remonter la donnée

Atteignable: se donner un objectif ambitieux par goût du challenge c’est bien mais veillez à rester…

Réaliste: pour cela, observez votre propre historique mais aussi ce qu’il se passe dans votre secteur

Temporellement défini: eh oui! comment suivre l’avancement d’un objectif sans date butoir!

Voici pour chaque étape du tunnel de conversion les objectifs que vous pourriez vous fixer avec les indicateurs clés de performance (ou KPI: Key Performance Indicator) associés:

Notoriété:

Votre objectif est d’accroître la notoriété de votre domaine et de vos produits et services (vins, services oenotouristiques) sur les réseaux sociaux.

Exemples d’ indicateurs à suivre:

  • Nombre de mentions de votre domaine, vos vins: reprises, citations…
  • Portée (reach): nombre total d’individus qui ont l’opportunité de voir vos publications
  • Sessions sociales: nombre de visites issues des réseaux sociaux (les vôtres ou ceux d’autres personnes) sur votre site web, votre blog, votre boutique en ligne…

Acquisition:

Votre objectif est de développer votre audience cible sur les réseaux sociaux.

Exemple d’indicateurs à suivre:

  • Nombre de fans, followers par réseau social et taux de croissance
  • Nombre de sessions sur votre site web issues de vos réseaux sociaux

Vous pouvez préciser ces indicateurs: par pays ou zone géographique, ou par cible (blogueurs et journalistes par exemple).

Engagement:

Votre objectif est de développer des relations avec votre communauté, de la demande

Exemple d’indicateurs à suivre:

  • Nombre d’interactions: like, partages/retweets, commentaires et taux de croisssance
  • Nombre d’utilisation d’un #hashtag: lorsque vous organisez un événement ou une opération commerciale par exemple.

Satisfaction client:

Votre objectif est d’améliorer la perception de votre domaine et de vos vins (services oenotouristiques éventuellement).

Exemple d’indicateurs à suivre:

  • Pourcentage de messages positifs
  • Sentiments associés au domaine, aux vins.

Plus difficile à mesurer car on aborde un aspect plus qualitatif et surtout cela nécessite d’avoir une communauté engagée et qui s’exprime beaucoup pour procéder à une analyse pertinente.

Conversion:

Votre objectif est le passage à l’action attendue par vos cibles: achat sur votre boutique en ligne, commande par téléphone, client B2B qui vous contacte, journaliste qui rédige un article, etc.

Exemples d’indicateurs à suivre:

  • Achats boutique en ligne issus des réseaux sociaux
  • Publication d’un article suite contact réseaux sociaux
  • Nombre de contacts commerciaux B2B issus des réseaux sociaux

La plupart de ces données, vous pouvez les collecter directement dans les onglets statistiques de vos réseaux sociaux ou grâce à un outil de gestion des réseaux sociaux (voir plus haut programmation), et bien sûr en suivant la fréquentation de votre site web et de votre boutique en ligne avec Google analytics.

Conclusion:

Ce dossier consacré à la mise en place de votre stratégie social media touche à sa fin et je souhaiterais conclure avec plusieurs remarques:

  • Votre investissement sur les réseaux sociaux constitue une partie seulement de votre stratégie digitale, plus vaste, et qui va concerner: votre site web (votre blog le cas échéant), l’optimisation de votre référencement sur les moteurs de recherche (SEO), l’e-mailing ou la publicité en ligne notamment.
  • Investir les réseaux sociaux n’est pas gratuit: votre temps ne l’est pas, vous pouvez être amené à faire appel à des prestataires (pour créer votre contenu ou déléguer la gestion de vos plateformes), devoir vous équiper d’outils de gestion…
  • …Mais cela reste un média bon marché, VOTRE MEDIA. C’est une opportunité unique de vous montrer authentique, de dire à votre public qui vous êtes, ce que vous faites et pourquoi vous le faites. Mais aussi et surtout de recueillir leur opinion: n’oubliez pas d’écouter!

 

 

Besoin d’aide pour vous accompagner dans la mise en place de votre stratégie social media? N’hésitez pas à me contacter au 0688792322 ou contact@oenostory.com.

 

Envie de relire les précédents articles de la série Mon vin et les réseaux sociaux ?

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